Michaëlle Jean n'a pas un parcours banal : née en Haïti, à Port-au-Prince, elle quitte son île en 1968, âgée de 11 ans, pour fuir la dictature Duvallier et se réfugier au Québec. Elle a été la Sécretaire Génerale de la Francophonie pendant la période janvier 2015-décembre 2018.
"On a fui la répression, comme des milliers d'autres familles, un régime d'une brutalité incroyable, mon père a été torturé, j'ai vu des gens se faire massacrer."
"Mes parents me disaient que l'indifférence n'était pas une option, qu'il fallait tout comprendre, tout saisir autour de soi et surtout savoir qu'on pouvait faire une différence."
"Ce qu'on a trouvé très vite au Canada, c'est la citoyenneté"
"Pourquoi le Canada? "A cette époque là, mon père et ma mère enseignaient (...) Au Québec on cherchait de ces professeurs pour accompagner la laïcisation des écoles jusque là tenues par des religieux", explique Michaëlle Jean." On a eu la chance de se retrouver dans une petite communauté, le contraste a été brutal, il a fallu se reconstruire, repartir de zéro".
"Ça a laissé chez moi une très très grande sensibilité à tous ceux qui aujourd'hui se retrouvent dans cette situation d'exil (...) et je sais ce qui fait la différence"
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